Elevage au Burkina Faso : Harmoniser les lois pour un réel épanouissement du secteur

Dans le cadre du projet « Voix pour le changement », l’Association pour la promotion de l’élevage au sahel et en savane (APESS) et la Plate-forme d’actions à la sécurisation des ménages pastoraux, appuyées par l’Organisation Néerlandaise de développement (SNV) ont initié une étude comparative des lois à composante pastorale. Ainsi, ce vendredi 28 juillet 2017, le rapport provisoire de cette étude réalisée par l’Association pour la gestion de l’environnement et le développement (ONG-AGED), lors d’un atelier, à Ouagadougou devrait faire l’objet de validation.

Les Organisations de la société civile (OSC) ont voulu une étude comparative des principales lois ayant de grands effets sur l’élevage pastoral. C’est ce que d’ailleurs, le consultant principal de cette étude Alain Traoré nous explique : « Nous avons fait dans un premier temps un état des lieux des textes à composantes pastorales. Nous l’avons fait depuis la période précoloniale, coloniale, jusqu’à maintenant ». Ainsi, à l’issue de cela, ce sont trois lois qui ont été retenues à savoir : La loi 034/2002/AN du 14 novembre 2002 portant loi d’orientation relative au pastoralisme au Burkina Faso, la loi 034/2009/AN du 16 juin 2009 portant régime foncier rural et le Code général des collectivités territoriales (CGCT).

Les faiblesses de ces lois

Ces trois lois étudiées ont des faiblesses et ne sont pas en totale harmonie. Alain Traoré affirme que : « Ces textes sont peu connus, peu appropriés par les populations et les acteurs-mêmes qui ont en charge la mise en œuvre de ces textes-là. Ensuite, on a constaté qu’au niveau de l’état lorsqu’on élabore une loi, on n’a pas les textes d’applications en même temps. Il y a l’absence d’évaluations des coûts de la mise en œuvre des lois. Très souvent on a des lois qu’on adopte sans feuille de route », ce sont quelques facteurs qui limitent la mise en œuvre de ces textes.

Comme contraction entre les lois, il dit : « Si on prend la loi sur le pastoralisme, cette loi a déterminé trois catégories d’acteurs. Nous avons estimé que les catégories d’acteurs ne sont pas toutes répertoriées. Les communautés riveraines des espaces pastoraux, les OSC ne sont pas répertoriées dans cette loi ».

Collaborer avec l’exécutif

Les 40 participants qui prendront part à cet atelier sont : Les professionnels du domaine, des OSC, des techniciens du ministère de l’agriculture et des ressources animales.
Après la validation du rapport, Le coordonnateur du projet Mohamado Badière dit vouloir que : « Les OSC qui sont impliquées là-dedans fassent du plaidoyer du type collaboratif avec les preneurs de décisions qui sont, notre gouvernement et les partenaires techniques et financiers ».

 

 

 

 

 

Jude-Kiénou (stagiaire)
Lefaso.net