PRECOP 2, c’est parti pour 3 ans

La coordination de PASMEP a entreprit une tournée du 07 au 10 novembre pour présenter son nouveau projet qui sera mis dans les provinces du Zoundwéogo et du Nahouri pour une durée de 3 ans. Objectifs : mobiliser les groupements et leurs membres pour une mise en œuvre réussie du projet.

PASMEP a entrepris une tournée auprès des 40 groupements qu’elle accompagne dans les provinces du Zoundwéogo et du Nahouri pour leur présenter le nouveau projet qui sera mis en œuvre pour la période 2017–2020. Les échanges ont essentiellement porté sur les activités retenues dans le projet après négociation avec le partenaire financier, Misereor, les modalités de participation aux activités du projet et celles relativités à l’acquisition du matériel. A Mongalamdam, à Kaïbo, à Guiaro et à Tombolo, le coordonnateur de PASMEP a expliqué que lors des phases précédentes du projet, l’accent avait été beaucoup mis sur le renforcement des capacités des acteurs. Pour tenir compte des besoins exprimés dans les Plans d’Actions (PA) des groupements, le présent projet mettra l’accent, au cours de cette nouvelle phase, sur les capacités d’action, notamment à travers un appui par l’acquisition de géniteurs goudalis afin d’améliorer les performances en termes de production de lait et de viande. Les semences fourragères seront mises à la disposition des pasteurs et agropasteurs à coûts subventionnés pour une bonne production fourragère. Des équipements (charrette, grillages, brouettes, faucilles) pour la fauche et la conservation du fourrage sont prévu afin de faciliter la constitution de stock de fourrage de qualité. Un appui conséquent est prévu pour la construction de fenils, indispensable pour une bonne conservation du fourrage et partant, une bonne alimentation du bétail. L’une des préoccupations contenue dans les Plans d’Actions des bénéficiaires a été la question de l’accès à l’eau de boissons pour les animaux. Le projet prévoit la réalisation de forages pastoraux en cofinancement avec les communes, les bénéficiaires et les services techniques qui ont également marqué leur accord à participer financièrement à la réalisation de certains investissements. La laiterie de Mongalamdam verra ses capacités renforcées par l’acquisition d’un congélateur solaire, d’une motocyclette et de deux  bicyclettes pour la distribution de leurs produits auprès des revendeurs et dans les marchés. Cependant, pour l’appropriation et la durabilité des actions, le projet n’offre pas gracieusement les équipements et investissements. Une contribution des bénéficiaires, allant de 20% à 50% est exigée pour entrer en possession du matériel. Seul les plus dynamiques et ceux ayant pu mobiliser leur contribution à temps seront privilégiés.

Commencer par ses propres moyens.

Les participants à ces différentes réunions se sont dits heureux de savoir que le projet va reprendre intensément ces activités et surtout les aider à acquérir du matériel de travail. Cependant, ils ont émis quelques inquiétudes sur les modalités d’accès au matériel et les délais pour mobiliser leur contribution. Pour René Millogo, PASMEP a toujours annoncé les réalisations à faire dans les projets qu’elle a déjà mis en œuvre et s’est toujours attelé à respecter ses engagements. Ce qui n’est pas toujours le cas chez les bénéficiaires. Pour les participants, cette situation est due souvent à l’attentisme dans les groupements. Certains trainant à mobiliser les quote-parts avant les dates butoirs. En conséquence, certains besoins ont été exprimés après la fin des subventions. Les groupements de Tiébélé ont demandé des explications sur leur requête concernant  la mise en place d’une mini-laiterie qui n’a pas été prise en compte dans le projet. Compte-tenu de la difficulté à mobiliser suffisamment de fonds pour le projet et de la lourdeur de l’investissement, cette doléance n’a pu être satisfaite dans ce projet. Cependant, M. Millogo rassure : « des financements additionnels sont en cours de négociation pour faire aboutir le projet de mini-laiteries de Tiébélé ». Il conseille de commencer à s’organiser pour mobiliser les financements endogènes pour les travaux préalables à la construction de la laiterie.

Ces différentes rencontres se sont terminées dans une ambiance bon enfant et le les acteurs se sont dits prêts à tout mettre en œuvre pour la réussite du projet.